École Marguerite-Bourgeoys / École Marie-de-l'Incarnation

Institution fondée en 1911, Montréal, Québec.

À sa fondation, l'école ne porte que le nom d'externat. Elle a été créée en 1876 dans la paroisse pour servir de succursale au pensionnat Notre-Dame-du-Saint-Rosaire dans Côte Saint-Paul, à Montréal et ainsi accueillir les enfants pauvres. L'externat est situé dans une maison louée sur la rue de l'Église. En 1878, les classes sont réaménagées dans l'ancien presbytère de la paroisse Saint-Paul. La Congrégation de Notre-Dame s'engage, en 1890, à faire construire une école à condition que la municipalité de Montréal fournisse un terrain adéquat et verse un montant d'argent annuel pendant vingt-cinq ans. Suite à la division administrative de la Commission scolaire, les commissaires ne tiennent pas leur engagement et l'affaire est portée en cour. Après deux ans de démarches, le projet de construction est abandonné, la Congrégation renonçant à ses droits et finalement, le tout passe sous le contrôle de la Commission scolaire en 1911. La même année, celle-ci fait construire un nouvel édifice rue de l'Église (au coin de la rue Angers) et l'école prend le nom de Marguerite-Bourgeoys. La première directrice est sœur Sainte-Arthémie (Marie-Emma Bittner).

En 1915, les Frères de l'Instruction chrétienne quittent leur collège, situé dans la paroisse, ce qui met l'organisation scolaire dans l'embarras. Le curé Hyacinthe Brisset invite le personnel de l'école Marguerite-Bourgeoys à s'installer au second étage du collège et à prendre temporairement en charge cette école mixte ; des institutrices laïques s'occupent des classes de garçons. La Congrégation reprend ses activités normales l'année suivante. L'école primaire reçoit le titre d'école modèle en 1917 et accueille des garçons dès le début des années 1920. Les religieuses habitent le pensionnat Notre-Dame-du-Saint-Rosaire jusqu'en 1923. Cette même année, la Commission scolaire fait bâtir une résidence pour les religieuses à proximité de l'école. Au fil des ans, certains locaux de la résidence sont transformés en salles de cours lorsque l'école affiche complet. En 1931, les autorités scolaires décident de changer le nom de l'école pour celui de Marie-de-l'Incarnation afin d'éviter la confusion entre les différentes institutions qui portent le vocable Marguerite-Bourgeoys. À l'ouverture des classes en septembre 1940, cinq cent quatre-vingt élèves sont inscrits et répartis en dix-huit classes. Une démonstration de culture physique se déroule dans la cour de l'école en mai 1943. De nombreux parents assistent à cette revue nouveau genre. Le nombre d'inscriptions culmine en 1964 avec huit cent vingt-six élèves répartis en vingt-cinq classes. Le personnel comprend alors dix-huit soeurs de la Congrégations appuyées dans leur travail par vingt-six enseignants laïques, dont sept professeurs spécialisés. À l'été 1967, les sœurs quittent la résidence et l'enseignement est assumé par des laïcs.

N.B. : Ce texte a été rédigé à partir des documents contenus dans le fonds d’archives en notre possession et ne constitue pas une histoire administrative complète de l’établissement scolaire.

Vue extérieure - École Marguerite-Bourgeoys / École Marie-de-l'Incarnation

Vue extérieure - École Marguerite-Bourgeoys / École Marie-de-l'Incarnation, Montréal, Québec, [19-].

École Marguerite-Bourgeoys / École Marie-de-l'Incarnation

École Marguerite-Bourgeoys / École Marie-de-l'Incarnation

Montréal, Québec

Institution fondée en 1911

(1911-1967)

Dernière adresse : 5446, rue Angers ou 1561, rue de l'Église

(1911-1967) - 5446, rue Angers ou 1561, rue de l'Église